Culture, sociabilité, savoir et art : le terroir du numérique

Publié le 9 Janvier 2013

Culture, sociabilité, savoir et art : le terroir du numérique, les enjeux locaux ; ville, agglo, département et région. Cultures numériques ; Narbonne, Aude, Languedoc Roussillon et au delà.

L’espace numérique offre au citoyen lambda comme aux artistes, aux chercheurs des possibilités de pratiques nouvelles au sein de ces non lieux immatériels (sites ou pages du web). Ce véhicule de l’information façonne nos relations humaines en modifiant notre propre approche du temps, de l’espace, de l’image. L’abstraction, l’immatérialité ont pris le pas grâce à la réalité augmentée sur le sens du réel et du visible.

Le tourisme, les expositions de sites historiques, d’artistes, ne sont plus des découvertes premières, novices ou originelles d’un espace du réel comme autrefois, mais un témoignage postérieur à ce qui a été déjà perçu, entrevu, remarqué dans un espace immatériel borné de signes, un espace numérique virtuel globalisé.

Le vivant, l’intelligence, la créativité, la mémoire subissent ou agissent avec de nouvelles perspectives engendrant des interfaces ou des intercalaires entre nous, le visible et la réalité. Nous vivons un bouleversement du système des représentations qui avait déjà dés le début du 20e siècle était pressenti, imaginé, prophétisé par des artistes comme Marcel Duchamp, les Dada, puis le Pop art, les surréalistes, Isidore Isou, Guy Debord (les situationnistes), les artistes de l’art performance, les artistes de Fluxus, les artistes de la figuration narrative ou des artistes du nouveau réalisme, les artistes de l’art sociologique, etc. Ces artistes selon leur degré de créativité ont été les premières interfaces entre notre propre approche du sens du visible conjugué au sens donné du réel.

L’espace numérique (comme l’ont été les œuvres de ces artistes) dans sa globalité et en son entité fait signe et sens dans une distance et dans une modération qui nous sont imposées au regard du réel. Une nouvelle économie du regard et de la perception modélise la tempérance de nos désirs et de nos aspirations. L’ère du la culture de masse et l'ère du tourisme de masse se sont développées grâce à une surabondance virtuelle de l’actualisation et du culte de l’actualité pour l’actualité qui aujourd’hui ont atteint leurs propres limites. L’excès d’une présentification ininterrompue et perpétuelle des objets culturels au public a métamorphosé leur sens en une symbolique hybride. L’ère nouvelle sera la source des véritables pluralités culturelles et non de la vertu de ses diversités aux réalités augmentées.

La vie réelle ne peut-être restreinte, bornée, cantonnée à une académie sans vie estampillée d’un label des sensations du bon goût. Les racines de nos consciences, de nos désirs, de nos amours sont plus profondes et supérieures à cette globalisation de l’esprit comme seulement « d’intérêt général et économique » !

Culture, art et tourisme seront les fruits dune économie d’une nature inédite, une économie des contenus culturels inscrite dans les interfaces d’une économie solidaire à visage humain. Cette économie doit se structurer autour de la valeur d’échange et de la pérennisation de la nature spécifique de la promotion et de la libre circulation des idées et de ses modes de créativité.

EDCC cultures numériques Languedoc Roussillon - Culture Narbonne

 

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Rédigé par EDCC cultures numériques Languedoc Roussillon - Culture Narbonne

Publié dans #Narbonne culture

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