Internet culture révolution propagande et médiation

Publié le 4 Janvier 2015

Internet et culture: une révolution soumise comme toute révolution à l'usage de la propagande et de la médiation. 

Nous vivons une nouvelle ère dessinée par les nouvelles technologies numériques. Communiquer, échanger, se lier, fabriquer du lien social, faire sens, à l’heure des algorithmes et de l’intelligence artificielle, le temps réel se confond en un slogan récurrent « au nom du réel », qui envahit tous les médias. Ce « au nom du réel », est un réel orienté, administré, régenté, normalisé qui modélise l'espace numérique et médiatique. Le dogmatisme de ce nouveau capitalisme numérique transforme le réalisme en un vecteur cognitif soumis à ses seules exigences et à son seul appétit ? 

Internet comme source d’espaces immatériels ouverts, représentatifs et socialisants ne représentent-ils pas des leurres dans ces espaces dits réseaux sociaux ? Le social et l’usage, la culture et l’aliénation, l'hyper-technicité et le symbolique, la connexion et la médiation, ne sont-ils pas les deux faces d’une même pièce comme la vie et la mort ? Paradoxes et mensonges : ces deux faces disjointes sont désunies, dissociées mais rationalisées car irrémédiablement homéomorphes à l’anneau de Moebius ? Cette nouvelle ère numérique n’est-elle pas comme dans l’art contemporain une fabrique de concepts fermés ou repliés sur eux-mêmes, les plis et replis de l’herméneutique, une cascade de valeurs et de courants noyés dans les transes de la perception et de l’hyper-interprétation ? 

Le rôle politique du devenir de l’homme face à cet emballement de la haute technicité cognitive appartient à l’espace public ou au domaine public et non à des clans politiques structurés en de maigres et décatis partis politiques fruits aujourd’hui du lobbying financiers et industriels. 

La stratégie économie du choc, cette stratégie du capitalisme du désastre depuis les dictatures militaires d’Amérique Latine téléguidées par les Etats Unis le siècle dernier qui n’a fait que de verser du sang et du malheur dans les populations au nom de cet ultra libéralisme de l’école de Chicago d'une Thatcher et de tous ces libéraux n’est-il pas le réel moteur et le surgénérateur de cet espace immatériel altéré et formaté constituant aujourd’hui cette nouvelle condition déshumanisée des environnements numériques à haute technicité interactive et cognitive ? 

Cette nouvelle manufacture mondiale de biotope cybernétique se synthétise et s’agglomère dans une fracture humaine édictée par une société hyper-industrielle. Ce culte du degré zéro de la pensée administré par ce contexte historique volontairement étriqué et confiné, se heurte à un réel qui fait de nous depuis la nuit des temps ; des créateurs de cultures différentielles même si celle-ci se charpentent aujourd’hui en une coupure générationnelle liée à une jeunesse loup-garou dévoreuse de langage codée en rupture avec le langage hyper rationalisé et markété. Ces jeunes s'opposent à cette hyper-industrialisation et financiarisation mondiale du « faux - vrai - faux »  d’une grande violence symbolique.

Nous vivons à une époque où s’oppose avec des chocs brutaux et féroces en France, en Europe et à travers le monde à une créativité humaine qui s’honore d’une fabrique du sens, de signes, de symbolique face aux mercantiles enjeux du marché mondial qui fleurissent dans des espaces économiques hyper-pyramidales médiocres, ordinaires, dérisoires car socialement, philosophiquement, culturellement et humainement insignifiants.  

 

Alter Médias Cité Narbonne / le Médialab de EDCC /

 

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Narbonne culture : association EDCC Alter Médias Cité, Narbonne, France, arts numériques

Rédigé par EDCC culture numérique Languedoc Roussillon - Culture Narbonne

Publié dans #medialab

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