Narbonne 2014 la culture et ses enjeux

Publié le 20 Février 2014

EDCC culture numérique Languedoc Roussillon - Culture Narbonne

EDCC culture numérique Languedoc Roussillon - Culture Narbonne

Quelle dimension culturelle pour Narbonne 2014 et la communauté du Grand Narbonne ?

Culture, capital de visibilité, développement du patrimoine vivant, l'interconnaissance, enjeux culturels, économiques et touristiques.

 

L'objectif culturel de Narbonne doit être une culture porteuse, vivante et innovante à visage humain !

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Le futur musée de la romanité à Narbonne ne peut pas se substituer à l’implication culturelle des habitants de la ville, à l’implication des narbonnais car l’implication culturelle n’est pas un objet de muséification. La vie est la vie, elle se vit et la vie c’est comme la cité, elles ne s'enferment pas dans une boite de conserve ou dans un musée !  
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L'association EDCC avec Alter Médias Cité, association de cultures numériques à Narbonne a été heureuse d'apprendre que le nouveau directeur nommé au Théâtre des 13 Vents à Montpellier, le metteur en scène hispano-argentin, Rodrigo Garcia mettra en place la pratique numérique et l'interactivité au centre de son théâtre contemporain. Heureux de l'apprendre mais scotchés ! 

À Narbonne et en Haute Vallée de l'Aude l'association EDCC et Alter Médias Cité pratiquent les cultures numériques et les arts numériques. L'usage de la transversalité, de l'interactivité et de transmédia sont l'objet central de la création de l’association EDCC, c'est son but depuis 5 ans. Personne ne nous a jamais reçus à la mairie de Narbonne, exceptés au Conseil général de l’Aude par Madame Katy Martinez déléguée culturelle et à la Communauté d'agglomération du Grand Narbonne par Monsieur Patrice Boulestin directeur du développement culturel. Des Rendez-vous nécessaires mais qui n’ont abouti malheureusement à rien ! Personne nous a proposé un lieu durable pour montrer notre savoir-faire pourtant reconnu nationalement puisque nous sommes dans l'annuaire des lieux d'arts et de cultures numériques qui comptent en France et en Belgique édité par Digitalarti et le ministère de la culture. 

Difficile de vivre culturellement sur le territoire Audois et le Grand Narbonne qui sont sourds aux nouvelles pratiques culturelles et artistiques qui s’inscrivent pourtant dans l’évolution des expressions et des nouveaux médias. Il y a une énorme différence de traitement entre le département de l’Hérault avec ses grandes villes et ses agglos et le département de l’Aude avec ses grandes villes et ses agglos. Il n’y a pas d’équité de traitement culturel et artistique dans l'ensemble de la région Languedoc Roussillon. Il y a un profond déséquilibre sur l’aboutissement des projets culturels ou artistiques selon le département d'origine dans notre région. Idem, on retrouve le même problème pour les porteurs de projets innovants, il n'y a pas la même écoute entre ces deux départements. L’Hérault est plus ouvert et a plus de moyens face au département de l’Aude parent pauvre, et les grosses agglomérations audoises comme Narbonne sont aveugles obstinément des talents qui vivent sur leur territoire et elles ne défendent pas régionalement ces projets innovants qui naissent sur leur sol. On sait que « l'inégalité dans l'interconnaissance est l'une des formes les plus simples et les plus fondamentales d'inégalités » comme l'a démontré la brillante sociologue Nathalie Heinich. De graves inégalités que l'association EDCC avait constaté il y a 5 ans sur tout le territoire audois, carcassonnais et narbonnais qui a motivé la création de notre association et qui a défini ses objectifs avec l'appui et conseils d'un conseiller du Pôle Emploi.

Ce refus d’ouverture et d’évolution bloque, castre et frustre la jeunesse audoise qui quitte le département pour Montpellier, Toulouse ou Perpignan. Quant aux aides européennes existantes et délivrées pour aider à la mise en place sur le territoire des nouvelles expressions numériques, elles sont sous la mainmise politiquement directement ou indirectement des élus des différents pouvoirs locaux, un cercle vicieux.  

Cet aveuglement et cette incompétence est une catastrophe culturelle dans une agglomération comme Narbonne, globalement si pauvre et victime d’un chômage récurrent. Les élus ont la chance d'avoir des avant-gardes à Narbonne comme à Montpellier, et parfois qui devance Montpellier, un savoir-faire culturel et artistique bien au-delà des enjeux de l'Aspirateur lieu d'art contemporain qui expose des artistes que l'on aime bien, on a rien contre eux mais des artistes hyper classiques dans l'art contemporain. Moyen d'âge de 80 à 90 ans, ces artistes, Erró, Bernard Rancillac, Jacques Monory ne défendent plus les nouveaux enjeux culturels, ils l'ont fait dans les années 70, la roue tourne. Il est évident que l'Aspirateur lieu d'art contemporain n’aurait jamais dû être confié à la famille de Piet Moget artiste âgé de 86 ans né en 1928 qui possède déjà un espace d'exposition personnel à Sigean le LAC - Lieu d'Art Contemporain à 20 kilomètres de Narbonne dans la communauté du Grand Narbonne. Cette politique culturelle clientéliste concentre et centralise la visibilité culturelle et artistique du territoire narbonnais, la redistribution des aides publiques dans les mains de quelques individus ou dans les mains uniquement de petits clans d'amis et d'habitués. Les artistes plasticiens qui vivent sur le territoire narbonnais subissent avec une telle concentration de moyens et d'aides une concurrence déloyale orchestrée par les pouvoirs locaux. C'est totalement injuste et irrespectueux, une manière de mettre au placard la création artistique narbonnaise et de priver de leur liberté d'expression les artistes vivant sur le territoire narbonnais. Ces pratiques de gestion dans les collectivités territoriales où les artistes citoyens sont des victimes devraient être interdites ! Une telle action culturelle en 2014 n'est pas sérieuse, indigne d'une ville de 52000 habitants avec une agglomération de plus de 125000 habitants. 

L’Aspirateur - Lieu d'art contemporain à Narbonne est le clone du LAC - Lieu d'Art Contemporain à Sigean, un manque total d’originalité, de singularité, une incohérence culturelle, de l'argent public non utilisé à de nouvelles émergences culturelles et artistiques, un doublon culturel préjudiciable pour le tourisme culturel et l'économie du territoire narbonnais. C'est réduire la gestion culturelle de la ville de Narbonne de 52000 habitants à la gestion culturelle d'une ville de 5400 habitants, c'est la preuve d'une incompréhension totale des enjeux culturels sur un territoire économique plongé dans la paupérisation.
Cette politique culturelle est préjudiciable pour les véritables acteurs et porteurs de projets innovants à Narbonne. Le collectif artistique Cian à Narbonne, de quelques centaines d’artistes, s’est dissout dernièrement car il n’a pas obtenu d’espace pour son projet. Nous, nous n’avons aucune écoute et nous restons sur un échec cuisant victime d’une incompétence ou d'une injustice territoriale. 

Les intermittents du spectacle sont sur la défensive car le grand patronat veut supprimer son statut alors que les électeurs n’ont pas remis en cause la culture lors de l’élection présidentielle ni à droite, ni à gauche. Le budget de la culture est en baisse chaque année depuis l’arrivée de François Hollande qui a menti officiellement et ouvertement à la communauté artistique et culturelle lors de la campagne électorale présidentielle de 2012. Il a menti au français, à ses propres électeurs et à tous les électeurs opposants qui n’avaient pas dans leurs programmes politiques une remise en cause de la culture, ça fait quand même beaucoup de gens bernés et abusés ! 

Une politique culturelle viable pour Narbonne et le grand Narbonne sera bénéfique pour son territoire et sa population uniquement si des espaces d’expressions culturelles et artistiques rayonnent indépendamment de la classe politique narbonnaise et de ses riches fortunés ou entrepreneurs narbonnais.  Il faut un véritable soutien financier public et privé favorable à l’ouverture d’espaces libres et autonomes au sein de la culture. Il y a déjà de nombreuses années que des études économiques et sociologiques sérieuses ont démontré que la culture n’est pas un concept qui se tient au bout d’une laisse. Quel démocrate d’ailleurs pourrait penser le contraire ? 

Etouffée, cadenassée, la culture mute systématiquement en une hétéronomie hybride ! Une culture élitaire où seul l’argent, le pouvoir, la spéculation, le délit de favoritisme, les conflits d’intérêts sont roi, le degré zéro de la pensée ! Il pèse sur le territoire narbonnais une chape de plomb qui étouffe toute forme d’initiative culturelle et artistique novatrice, inventrice, fondatrice, pionnière et bâtisseuse, l’envers de toute forme d’humanisme qui va à l’encontre politiquement d’un espace urbain et rural à visage humain. 

Laminer et écraser dans l’espace public « l’implication », « l’invitation aux initiatives », « l’engagement singulier » (art et culture), c’est briser toute forme de coopération sociale et éconduire la société dans l’un de ses plus graves échecs. Refuser à autrui toute forme d’accès à sa propre socialisation du monde vécu est le congédier du vivant et le renvoyer à une société hybride disloquée, les préceptes de ces sociétés aux régimes politiques autoritaires, monstrueux et inhumains, où l’homme est prédateur de l’homme. 

EDCC culture numérique Languedoc Roussillon - Culture Narbonne

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Rédigé par EDCC culture numérique Languedoc Roussillon - Culture Narbonne

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